Samedi
15/02 : Séville– Bario de Santa Cruz – Las Dueñas – Guadalquivir
Après une petite
grasse matinée nous avons profité du petit déjeuner buffet de l’hôtel. J’ai
réussi à manger pas mal de choses, ce qui était très bien pour la journée de
visites qui s’annonçait.
Vers midi, nous
avons pris le bus puis le tram en direction de la cathédrale de Séville. En
chemin, nous nous sommes procuré un passe transport pour 3 jours que nous avons
bien exploité, au final. Puis nous avons déambulé dans le quartier Santa Cruz,
ancien quartier juif de la ville. Nous avons marché dans les petites ruelles
étroites et colorées de ce Bario.
 |
| Cathédrale de Séville et la Giralda |
 |
| Bario de Santa Cruz |
 |
| Bario de Santa Cruz |
 |
| Plaza dans le bario de Santa Cruz |
Nous avons poursuivi notre chemin jusqu’au
parasol Las Setas, un ensemble à l'architecture futuriste.
Après quelques photos, nous nous sommes dirigées vers le
Palacio de Las Dueñas. C’était une maison palais qui disposait d’un énorme
jardin. Il y avait plein de patios, de statues, des fontaines ainsi que de magnifiques
céramiques dans le style du Real Alcazar. La cour centrale était magnifique.
J’imagine qu’au printemps ce palais et son jardin doivent être exceptionnels. En plus, avec le prix du billet, on avait un audio-guide inclus donc on a pu profiter de la visite au maximum.
 |
| L'audioguide permet d'en apprendre davantage sur cette maison encore occupée |
 |
| Le ficus est gigantesque dans ce jardin |
 |
| Cour centrale |
 |
| Les escaliers menant à l'étage privé |
Une fois sorties
du palais, nous avons pris le bus pour nous rendre près des rives du fleuve
Guadalquivir. Nous avons pu observer la Torre del Oro avant de nous diriger
vers les quais. Après quelques hésitations, nous avons décidé de faire la
croisière sur le fleuve le jour même. Nous avons donc embarqué pour une heure
de balade commentée en français. Nous avons pu observer les différents
bâtiments qui bordaient le fleuve et notamment ceux qui dataient de l’exposition
universelle de 1992.
 |
| Puente de San Telmo et la Torre del Oro (Tour de l'or) |
 |
| Puento Cristo de la expiacion et la tour de Séville |
 |
| Puente de la Barqueta (pont arrondi) et Puente del Alamillo (pont au secon plan) |
 |
| Pont de Triana |
 |
| On reconnaît l'influence de Gustave Eiffel dans le travail de son disciple |
Comme des nuages
apparaissaient et qu’il commençait à faire plus froid nous avons décidé de
rentrer à l’hôtel pour dîner. Et là, notre cauchemar a commencé. Nous avons été
au restaurant de l’hôtel pour nous rendre compte qu’il n’y avait qu’une carte
réduite. Nous avons attendu 20 bonnes minutes sans que personne ne vienne
prendre notre commande de boisson ou de repas. Nous avons donc pris nos cliques
et nos claques et nous avons décidé de retourner en ville manger. J’avais
repéré un restaurant dans le centre de Séville. Nous avons alors repris le bus puis
le tram pour retourner dans le cœur de la ville. Cela se voyait que nous étions
samedi soir car il y avait beaucoup de monde dans les rues et aux terrasses des
restaurants. Nous avons un peu hésité puis, finalement, nous avons jeté notre
dévolu sur un petit restaurant de cuisine andalouse. En passant, j’avais
entendu une cliente s’extasier sur la paëlla qu’elle mangeait. Ça m’a mis l’eau
à la bouche. Nous avons donc commandé à notre tour une paella et une sangria
pour Gigi. Sur la carte, il était indiqué qu’il faudrait attendre 25 minutes
avant d’être servi pour une paella. Nous avons pris ça pour un bon signe en
nous disant que le plat serait fraîchement préparé. Et au lieu des 25 minutes
d’attente on a bien dû poireauter 50 minutes. Quand j’ai demandé au serveur où
en était notre commande, il nous a dit que ça ne devrait plus tarder et nous a
proposé de nous installer sous le brasero pour nous maintenir au chaud car nous
étions en terrasse. Et effectivement, quelques minutes plus tard, notre plat
était servi. Dès la première bouchée de la paella, nous nous sommes rendu
compte que nous étions tombées sur une pépite. C’était la meilleure paella que
j’ai mangé de toute ma vie. Nous nous sommes régalées mais nous avions en même
temps l’œil sur la montre car nous ne voulions pas rater le dernier bus qui
nous ramenait à l’hôtel.
 |
| Une délicieuse paëlla |
Après manger, nous
avons rapidement rejoint le tram. Seulement le tram était plein et les sévillans
ne se bougent pas quand on demande à sortir. Résultat : nous avons raté notre arrêt de tram. Nous
étions très énervées. Nous avons donc dû prendre le tram dans l’autre sens pour
revenir en arrière. Heureusement dans notre malheur, un tram dans l’autre
direction arrivait quelques minutes plus tard. Nous avons enfin rejoint notre
arrêt de bus pour nous rendre compte que c’était le dernier bus qui passait et
qu’il n’arriverait pas avant plus d’une demi-heure. Avec cette station manquée,
nous avions raté le bus précédent. En vérifiant sur Google Maps, j’ai vu qu’il
y avait un autre bus, un bus de nuit, mais nous n’étions pas sûres de l’avoir
dans les temps. Nous l’avons donc vu passer pendant que nous attendions notre
bus en direction de l’aéroport. Au bout de longues minutes, notre bus est
arrivé. Quand nous sommes montées, le chauffeur nous a expliqué que ce bus,
comme il desservait l’aéroport, coûtait cinq euros. Il nous a conseillé de
prendre le bus qu’on avait vu passer précédemment, inclus dans notre passe
illimité. Nous avons alors rejoint la station des bus de nuit et attendu encore
au moins 20 minutes pour prendre le bon bus. Finalement, nous avons pu quitter
le centre de Séville à 0h37 et nous sommes arrivées à l’hôtel vers 1h15. Le
trajet du retour était tellement interminable que j’ai bien cru que nous n’y
arriverions jamais.
Pour me remettre
de tout ça, je me suis pris une petite camomille au bar de l’hôtel, puis nous
sommes montées nous coucher.
11 km parcourus
Dimanche
16 Février : Séville – Plaza de España – Bario de Triana
Comme on était
dimanche, nous avons fait une grasse matinée afin de profiter de notre petit
déjeuner buffet. Nous sommes parties un peu avant midi pour la Plaza de España.
La météo annonçait un temps ensoleillé toute la journée. On s’était dit que
c’était la journée idéale pour aller visiter cette mythique place.
Malheureusement, quand nous sommes parties de l’hôtel et quand nous sommes arrivées
à la place, on a constaté que le ciel était gris et que les nuages avaient
l’air d’être pluvieux. Et on ne s’était pas trompées. Quelques minutes après
notre arrivée, des petites gouttelettes se sont mises à tomber. Malgré cela,
nous avons pris plein de photos et nous avons traversé les différents ponts de
la place. Mais il faut avouer que j’étais vraiment dégoûtée d’avoir un fond
gris pour ce bel endroit.
 |
| Vue sur la Plaza d'España sous les nuages |
 |
| Des bancs aux couleurs des différentes régions d'Espagne permettent de se reposer |
Après la visite de
la Plaza de España, nous avons déambulé dans les allées du parc situé juste à
côté, le Parque Maria Luisa. Rapidement, le ciel s’est dégagé et les nuages se
sont dispersés. Il a commencé à faire chaud et nous avons dû enlever les pulls
et mettre les lunettes de soleil. Nous avons photographié les différentes fontaines
et autres ornements disséminés dans le parc.
 |
| Plaza de America |
 |
| Musée des arts et traditions populaires de Séville |
 |
| Le soleil est revenu |
 |
| Fontaine des grenouilles |
 |
| Étang des fontaines |
 |
| Gigi à côté d'un grand ficus |
Comme la Plaza de España n’était
pas très loin, Gigi m’a suggéré d’y retourner pour prendre des photos avec un
beau ciel bleu pendant qu’elle se reposerait sur un des bancs du parc. Je suis
donc repartie et j’ai mitraillé à tout-va. Il y avait beaucoup moins de monde
sur la place et le soleil permettait de mettre en valeur les magnifiques
couleurs des céramiques et du petit canal. Le point négatif était quand même
que Gigi n’était pas sur les photos.
 |
| Une heure plus tard, il faisait beaucoup plus beau sur la Plaza de España |
 |
| Une pause sans Gigi |
 |
| Plus de soleil et moins de touristes |
 |
| Pour obtenir une belle vue de la Plaza de España, il faut montrer à l'étage |
 |
| La Plaza est bien plus jolie sous un beau ciel bleu |
Juste après la
Plaza de España, nous nous sommes dirigées vers le quartier de Triana. En
chemin, nous sommes passées devant la Torre del Oro, une petite tour qui sert
actuellement de musée maritime et qui permet d’avoir un beau point de vue. J’ai
donc fait une halte pour y grimper. J’ai monté 4 à 4 les marches pour ne pas
laisser Gigi attendre en bas trop longtemps. Comme la tour n’était pas très
grande et qu’il n’y avait pas grand-chose à voir, mise à part le point de vue
sur le Guadalquivir, j’ai pris rapidement quelques photos puis je suis
redescendue et nous avons pu reprendre notre route vers Triana.
 |
| La Tour de l'Or tient son nom du fait qu'on y entreposait l'or venant des Amériques |
 |
| Le premier étage sert de (petit) musée maritime |
 |
| Au dernier étage, on a une belle vue sur la cathédrale et la Giralda |
 |
| La tour de Séville |
L’après-midi était
bien avancé quand nous sommes entrées dans le Bario de Triana. Nous avons donc
décidé de trouver une terrasse où prendre un verre face au Guadalquivir. Nous
avons trouvé notre bonheur au bout de plusieurs centaines de mètres. Gigi s’est
pris un coca bien frais et moi une sorte de granité au citron-citron vert.
C’était très rafraîchissant. Après cette petite pause, nous avons repris nos
déambulations dans le quartier de Triana. Puis nous avons fait une autre halte
à un magasin qui vendait des Churros. J’en ai mangé quelques-uns mais je n’ai
pas pu tout finir tellement la portion était généreuse.
 |
| Église Santa-Ana |
 |
| Chapelle des Marins (Capilla de los Marineros) |
 |
| Triana est le berceau du flamenco |
 |
| Une pause rafraîchissante au bord du Guadalquivir |
 |
| Churros con Chocolate (Miam !) |
Après cette pause
gourmande, nous avons repris notre chemin en direction du musée de la Céramique.
C’était un tout petit musée et il n’y avait pas grand-chose à visiter. C’était
d’autant plus décevant que l’entrée devait être gratuite avec notre billet du
Real Alcazar mais comme Gigi a eu un billet à prix réduit pour l’Alcazar elle a
dû payer son billet pour le musée de la Céramique. Très étrange concept.
 |
| Centre de céramique de Triana |
 |
| Qu'as-tu fait Gigi ? |
Après le musée,
nous avons fait un autre petit tour en passant par le pont de Triana, construit
par un des disciples de Gustave Eiffel. On y retrouve bien sa touche
métallique.
 |
| Comme les condamnés de l'époque, tu dois payer pour ton crime |
 |
| Gigi devant le pont de Triana |
 |
| Chapelle du Carmen (Capilla del Carmen) |
 |
| Vue sur Triana au coucher du soleil |
 |
| Promenade le long du Guadalquivir |
 |
| Fontaine d'Hispalis |
Pour finir, nous avons rejoint notre hôtel où nous avons dîné avant
de nous reposer dans la chambre.
14 km parcourus et
15 étages montés
Lundi
17 février : Séville – Real Alcazar
Nous nous sommes
réveillées plus tôt ce dernier jour car nous avions réservé nos billets pour le
Real Alcazar. Il faisait gris mais le beau palais permettait d’oublier ce
temps. Nous avons pris de nombreuses photos des céramiques, des arches, des
fontaines ainsi que des orangers. C’était vraiment un beau palais ! Au
bout de deux heures de visite, nous avons décidé de quitter l’Alcazar pour
déambuler dans les rues piétonnes alentours et manger.
 |
| Real Alcazar |
 |
| Il faut monter un escalier étroit pour avoir une belle vue |
 |
| Des citronniers, plus rare que les orangers en Andalousie |
 |
| Escaliers qui mènent aux appartements royaux |
 |
| Escaliers avec un autre point de vue |
Finalement, nous sommes
retournées au restaurant qui avait fait la bonne paella deux jours plus tôt. Je
ne sais pas si c’était parce qu’on avait commandé ça le midi ou bien si c’était
parce que nous avons pris la paella à la viande ou lieu de la mixte mais
toujours est-il qu’elle était moins bonne que la précédente. Elle restait quand
même bonne mais pas autant que la dernière fois. Après ce dernier repas à
Séville, nous avons marché tranquillement vers le tram et nous avons remonté
les stations à pied pour profiter une dernière fois de la ville et du soleil
qui s’était enfin montré. Quel dommage que le beau ciel bleu n’était pas
présent pour le Real Alcazar.
 |
| Balade dans la ville |
 |
| Balade dans la ville |
 |
| Petit jardin devant les archives des Indes |
 |
| Hôtel très luxueux Alfonso XIII |
De retour à
l’hôtel nous avons pris un verre sur la terrasse, nous remémorant ces quelques
jours de voyage, en attendant le départ. Une fois l’heure arrivée, nous avons
récupéré nos bagages et nous nous sommes dirigées vers l’arrêt de bus. Comme
nous étions au dernier arrêt avant l'aéroport, les bus étaient bien chargés. Et
donc par deux fois le bus affichait complet et a refusé de s’arrêter. Nous
commencions à douter qu'on pourrait prendre un bus et rejoindre l’aéroport à
temps. Heureusement le troisième bus s’est arrêté, il avait de la place et nous
avons pu monter à bord. Nous avons passé rapidement les contrôles de sécurité
puis nous avons attendu pas si longtemps l’embarquement. Le vol s’est déroulé
sans encombre et le retour jusqu’à la maison fut rapide, grâce au prolongement
de la ligne 14. Quel progrès !
 |
| À bientôt pour de nouvelles aventures |
10 km parcourus et
11 étages montés