8 avril 2024

A l'assaut des villages blancs

Lundi 8 avril – Sur la route des villages blancs

Après un bon petit-déjeuner à l’hôtel, on roule vers notre première destination, Zahara de la Sierra. On suit le GPS et on découvre sur notre route de magnifiques paysages avec des oliviers, des grandes collines et une alternance de vert et de pierre. 
Au final, on atteint le petit village qui se trouve perché tout en haut d’une énorme colline. Ça monte sec et surtout ça descend sec. Les ruelles sont étroites et parfois c’est assez stressant de circuler. Mais, arrivées au bout de notre itinéraire, la vue est incroyable. Un énorme lac avec des sierras tout autour. On prend plein de photos et on profite du panorama. Puis, on redescend en passant par des ruelles aux pentes vertigineuses. Ma binôme n’est pas rassurée et moi non plus, même si je ne le montre pas pour ne pas la paniquer davantage. Je pense « J’espère que les freins ne vont pas lâcher » mais je rigole du degré des descentes. 
Sur la route qui mène à Zahara

Zahara est niché en haut d'une colline
 
La vue sur le lac et les sierras est très belle
 
Quel beau panorama

Vue sur le village de Zahara de la sierra

Le village de Zahara

Les rues sont très pentues !

Une fois descendues du village, je cherche un super point de vue pour voir le village en entier. Je repère sur Google Maps, une petite route de terre qui semble parfaite. On l’emprunte sur une centaine de mètres et à destination, on profite de la vue dégagée sur Zahara de la Sierra. Sur place, on rencontre deux couples de camping-caristes français qui se préparent à déjeuner. On discute quelques minutes avec eux avant de reprendre la route vers le prochain village blanc, Olvera.
 
Vue sur Zahara depuis un point de vue en contrebas

En chemin, on décide de ne pas visiter le village mais de trouver un point de vue pour admirer Olvera dans son ensemble. On trouve un petit chemin parallèle à la route principale. On s’y gare et on emprunte un petit chemin agricole pentu. Au bout de 5 min, on est époustouflées par la vue. A gauche des oliviers, des cactus et la montagne au loin. A droite, on peut apercevoir Olvera à flanc de colline. Comme toujours, on immortalise l’instant par de belles photos.
 
Une pause sur un chemin annexe afin d'observer Olvera en toute tranquilité

On grimpe un petit chemin agricole entre cactus et oliviers

Olvera

Vue sur Olvera

Ensuite, on poursuit notre chemin vers Setenil de Las Bodegas, un village enclavé dans la roche. On le parcourt en large et en travers en prenant de jolies photos. Et on a la chance qu’il n’y ait quasiment personne dans les rues. Mais en visitant ce village, bien différent des autres pueblos blancos, on se dit que c’est fou de s’être installé à cet endroit, sous d’énormes parois rocheuses. Dans le village, il y a pas mal d’escaliers pour accéder au parking ou à la partie supérieure de la ville. De plus, la rue principale est en pente douce. Et les 200 marches descendues puis remontées sur une seule jambe la veille (j’ai des problèmes sur un genou) se font ressentir. J’ai des courbatures dans les mollets comme je n’en ai jamais eu. La moindre descente, même légère, me fait atrocement souffrir. Pour cette raison, je renonce à visiter la partie supérieure de la ville.
 
Setenil, village troglodyte

Setenil de las Bodegas

Le village est enclavé dans la roche
 
C'est impressionnant de se balader sous autant de roche en suspension





Il est temps de rejoindre notre destination finale, Nerja. En chemin, le paysage est toujours aussi beau. On ne peut pas s’empêcher de s’arrêter pour l’admirer. 
 
En chemin...

... on tombe sur des pépites

Arrivées à Nerja, on décharge rapidement les valises puis on décide de profiter du jardin et de la petite piscine de l’hôtel. La piscine n’est pas chauffée mais la douche obligatoire bien froide permet de rentrer facilement dans l’eau. Pour moi, tout entière et pour ma binôme, uniquement les pieds mais il faut avouer qu’elle était quand même bien froide, l’eau de la piscine. Je barbote une dizaine de minutes avant de sortir de l’eau et de discuter avec des néerlandaises, également en vacances dans la région.
 
Vue depuis la chambre

L'eau est fraiche mais une baignade ne se refuse jamais
 
Comme je commence à avoir froid, on remonte vite se changer. Puis direction le balcon de l’Europe, point de vue incontournable de Nerja.  On arrive juste à temps car le soleil se couche. Il y a une belle teinte violette qui colore l’horizon. Comme d’habitude, on mitraille le spectacle qui s’étend sous nos yeux. Puis on décide de manger à deux pas, dans un petit restaurant italien qui donne sur la mer, histoire de bien finir cette magnifique journée.
 
Balcon de l'Europe
 
Une fontaine

Balcon de l'Europe

Coucher de soleil au balcon de l'Europe

La méditerranée à Nerja

Coucher de soleil sur Nerja
 

Mardi 9 avril - Frigiliana

Ce matin, on part tôt pour visiter la grotte de Nerja. La visite commence à 9h30 et il faut être ponctuel. On s’habille donc suffisamment chaudement pour pouvoir arpenter la grotte qui constitue l’une des plus grandes d’Europe, bien que la partie accessible soit plus petite. On commence notre visite et on se rend très vite compte qu’il fait très chaud dans la grotte : 25°C. En fait il s’agit d’une grotte tempérée. Avec nos couches supplémentaires, on sue !
 
La grotte de Nerja

Bien que la grotte ne soit pas très grande, elle est vraiment très belle et très haute. Il y a des stalactites et des stalagmites – bien sûr – mais également des roches drapées qui font plusieurs dizaines de mètres de haut. C’est impressionnant, surtout dans la grande salle du fond. Par contre, devinez quoi ? Pour visiter la grotte, il faut monter et descendre de très nombreux escaliers. En tout, il y a 400 marches. Imaginez avec mes courbatures !
 
La grotte de Nerja est très profonde
 
C'est une grotte tempérée


Après en avoir pris plein les yeux, on se rend à 10 km de là, au village de Frigiliana. Il y a quelques années, il a été classé plus beau village blanc d’Andalousie. Quand on commence à l’arpenter, on comprend pourquoi. Toutes les rues sont pavées et forment des motifs harmonieux. Les murs blancs font ressortir la couleur des fleurs et des portes. Nous grimpons sec (mes mollets !) et à la fin, nous arrivons sur un point de vue magnifique. On voit le village blanc et la baie de Nerja. C’est l’endroit idéal pour se prendre un verre et admirer la vue. On se pose donc au café / restaurant Mirador et on se délecte du panorama.
 
Frigiliana, sacré plus beau village blanc
 
Dans ses ruelles

Ça grimpe encore dans ce village blanc

Tout en haut du village, ...

... il y a un beau panorama sur Frigiliana et la mer


En prenant un verre, un papillon m'a prise pour une fleur et s'est posé

Il est temps de redescendre
 
Bien vite, il est temps de redescendre (mes mollets ! bis) pour retrouver la voiture et partir vers la ville suivante. Mais juste avant de partir, on décide de faire un tour en petit touristique pour découvrir des zones que nous n’aurions pas exploré à pied. La visite de 30 min est en espagnol et en anglais, ce qui permet de comprendre les commentaires. Nous passons de l’autre côté du village et nous découvrons une superbe vue sur la sierra voisine. Une balade sympathique et pas chère (3,5€) que nous ne regrettons pas.
 
Vue sur la sierra

On fonce ensuite prendre de l’essence et rendre la voiture de location à l’aéroport de Malaga. On retourne dans le centre-ville pour attraper un bus qui nous emmène à Grenade. 
 
Quelle suprise ! Il fait 30 °C mais il y a de la neige
 
Puis nous rejoignons notre hébergement pour les trois prochains jours. En vérité, nous sommes un peu déçues de constater que l’appartement que l’on nous a attribué ne correspond pas à celui que nous avons réservé sur Booking. Au lieu d’une belle terrasse avec vue sur l’Alhambra, on se retrouve avec un balcon de 2m² qui n’a qu’une vue très partielle sur le monument historique (il faut carrément de pencher par-dessus la balustrade pour l’observer). On retourne donc à l’accueil pour râler et ils nous indiquent que l’appartement que l’on veut ne sera pas disponible avant le lendemain. Il va donc falloir refaire les valises et déménager après une seule nuit. Mais cela ne nous démoralise pas et nous décidons d’aller au Carrefour express à côté pour prendre de quoi grignoter. On profite de notre micro terrasse pour se faire un apéro avec un semblant de vue. 
 
Notre micro terrasse

Il faut se pencher pour voir l'Alhambra

On arrive quand même à trouver une place pour se faire un petit apéro

Le soir, on ne cherche pas bien loin un restaurant puisque nous donnons sur une petite rue piétonne remplie de restaurants et de bars à tapas. 
 
Une paëlla de la mer forte en goût !
 
À la fin de la soirée on remonte dans l’appartement et on en profite pour se délasser et prévoir la journée du lendemain qui promet d’être magnifique avec la visite de l’Alhambra. 
 
Le soir, la ville et la montagne prennent une couleur rougeâtre
 

7 avril 2024

Premiers pas en terre andalouse

Samedi 6 avril 2024 – Le vol de l’horreur

On arrive très tôt à l’aéroport et on passe très rapidement la sécurité. Malheureusement, notre vol a du retard donc on attend pas mal. Enfin, on embarque et là, le vol de la mort commence. Le niveau sonore est de plus de 80 dB ! Il y a des cris, des enfants qui courent dans l’allée de l’avion et nos trois voisines de derrière, des petites mamies portugaises, ne parlent pas mais hurlent quand elles se parlent. Avec ma binôme de voyage, on rigole de la situation mais c’est horrible. On n’a jamais vu ça. Le vol paraît très très long mais au moins ça nous fera un souvenir mémorable.

On atterrit enfin à Lisbonne et notre voyage se poursuit de la même manière qu’il a commencé : un peu galère. TAP Air Portugal décide de nous faire découvrir les méandres de l’aéroport de Lisbonne. Il nous envoie à la porte S 16 puis à la 24 puis à la 23A. Quand enfin c’est l’heure d’embarquer, il faut prendre un bus sur le tarmac pour rejoindre notre avion. Heureusement, l’avion est quasiment vide, on a de l’espace et ce n’est pas si bruyant que ça. Le deuxième vol se passe beaucoup mieux. On récupère nos valises à Malaga mais j’ai la malchance de constater que ma roue est explosée. Mais, point positif, quand on sort de l’aéroport, le bus nous attend, on rentre dedans, on part et on arrive à l’hôtel en 10 minutes au lieu des 30 min annoncées sur Google Maps. En plus, la chambre d’hôtel est pas mal.  On va pouvoir bien se reposer pour commencer notre tour de l’Andalousie dès le lendemain.
 

Dimanche 7avril – Direction Ronda

On quitte l’hôtel pour rejoindre la ville de Ronda. Une belle surprise nous attend quand on récupère la voiture de location : elle est toute récente et avec toutes les options disponibles. Pas besoin non plus d’utiliser le téléphone pour le GPS car le système de navigation est embarqué dans la voiture. Bien que ma binôme essaie de nous faire faire un détour avec une mauvaise manipulation sur le GPS, nous arrivons à bon port au bout d’un peu plus d’une heure. Bonne surprise : la chambre est déjà prête. Et en plus, elle est super belle. On retourne garer la voiture et, coup de chance, on trouve une place gratuite dans une rue un peu plus loin ; ce qui nous évite 15 € de parking. On est enfin prêtes à découvrir la ville !
 
On commence par l’incontournable point de vue sur le ravin et les ponts de la ville, le Pont-Neuf et le pont ancien. La vue est à couper le souffle. La falaise est grande, il y a beaucoup de verdure et beaucoup de pierre. Et aussi beaucoup d’escaliers, il faut l’avouer. On déambule pas mal en prenant de nombreuses photos.
Puento nuevo

Vue sur la Casa del Rey Moro

Les nombreux escaliers de Ronda...
 
Vue sur le ravin

La ville de Ronda se trouve de part et d'autre d'un ravin

Puis, on traverse le Puente Nuevo pour passer de l’autre côté du ravin. On décide de se lancer dans une petite randonnée mais malheureusement, arrivées au point de départ, on constate que le chemin est fermé. On se rabat sur une maison de style andalou située pas loin. Mais pas de bol, celle-ci vient également de fermer. Il est 15h mais on est dimanche. On l’avait oublié. Dommage. On ne se démonte pas et on décide de partir vers les bains arabes. En chemin, on passe par la Casa Del Rey Moro. Le jardin est certes petit mais magnifique. Il offre un beau panorama sur le ravin. Le clou la visite est la mine d’eau et ses 200 marches. En voyant les gens remonter tout essoufflés, je m’inquiète un peu car je ne suis pas sportive. Mais je me dis que je vais y arriver. Si les autres le font, pourquoi pas moi ?! La descente commence. Les marches sont super hautes. En plus, c’est très humide donc il faut faire attention à ne pas glisser. Au bout d’une dizaine de minutes, on arrive en bas et là… waouh ! La vue est époustouflante. On se retrouve en bas du ravin. Les falaises se reflètent sur la petite rivière bleu turquoise qui serpente entre les parois rocheuses et qui constitue un véritable miroir naturel. Bien évidemment, on prend plein de belles photos et on se lance dans la remontée. Si ma binôme file comme un cabri, moi je galère. Je me dis que je vais mourir. Alors, pour reprendre mon souffle, je laisse passer les sportifs, j’encourage ceux qui descendent en leur vendant la vue à venir et je fais des petites pauses. Mais finalement en 10 minutes, je vois le bout du tunnel. Mes cuisses et mes mollets auront été mis à rude épreuve mais je suis fière d’avoir fait cette remontée.
 
Dans les rues de Ronda

Jardin de la Casa del Rey Moro
 

 
Une descente de 200 marches hautes et humides attendent les visiteurs de la mine d'eau

Mais le spectacle en vaut la peine
 



On poursuit en se disant qu’on allait se boire un verre devant cette belle vue. On choisit le café attenant à la Casa Del Rey Moro et l’expérience a été moyennement plaisante. Le serveur ne voulait pas nous donner de carte ni prendre notre commande. Deux autres tables, arrivées après nous, ont pu passer leur commande avant qu’il daigne venir nous servir. Il nous a dit pas très aimablement qu’il n’y avait aucun truc à manger et que la cuisine était fermée. Cinq minutes plus tard, on a vu que la table d’à côté avait commandé quelque chose et c’était fait servir un truc sucré. Bien que la vue soit belle, cela nous a laissé un goût amer. Après notre rafraîchissement, on continue notre tour dans la ville et on abandonne l’idée d’aller voir les bains arabes car ils sont fermés. On part donc vers les arènes de la ville. La couleur jaune de la terre et des murs donne une super lumière au lieu. On mitraille à tout-va comme d’habitude.
 
Les escaliers menant aux étages supérieurs des arènes


Les arènes étaient désertes en cette fin de journée

Les gradins


Comme nous n’avions pas mangé le midi, on décide de dîner tôt. Ma binôme nous trouve une superbe adresse de tapas, Las Maravillas, pas très loin des arènes. On se régale pour pas cher dans le petit patio intérieur. Après cette belle journée, il est temps de rentrer à l’hôtel se prendre une bonne douche.