Samedi
6 avril 2024 – Le vol de l’horreur
On arrive très tôt
à l’aéroport et on passe très rapidement la sécurité. Malheureusement, notre
vol a du retard donc on attend pas mal. Enfin, on embarque et là, le vol de la
mort commence. Le niveau sonore est de plus de 80 dB ! Il y a des cris, des
enfants qui courent dans l’allée de l’avion et nos trois voisines de derrière,
des petites mamies portugaises, ne parlent pas mais hurlent quand elles se
parlent. Avec ma binôme de voyage, on rigole de la situation mais c’est
horrible. On n’a jamais vu ça. Le vol paraît très très long mais au moins ça
nous fera un souvenir mémorable.
On atterrit enfin
à Lisbonne et notre voyage se poursuit de la même manière qu’il a commencé : un
peu galère. TAP Air Portugal décide de nous faire découvrir les méandres de
l’aéroport de Lisbonne. Il nous envoie à la porte S 16 puis à la 24 puis à la
23A. Quand enfin c’est l’heure d’embarquer, il faut prendre un bus sur le
tarmac pour rejoindre notre avion. Heureusement, l’avion est quasiment vide, on
a de l’espace et ce n’est pas si bruyant que ça. Le deuxième vol se passe
beaucoup mieux. On récupère nos valises à Malaga mais j’ai la malchance de
constater que ma roue est explosée. Mais, point positif, quand on sort de
l’aéroport, le bus nous attend, on rentre dedans, on part et on arrive à
l’hôtel en 10 minutes au lieu des 30 min annoncées sur Google Maps. En plus, la
chambre d’hôtel est pas mal. On va pouvoir
bien se reposer pour commencer notre tour de l’Andalousie dès le lendemain.
Dimanche
7avril – Direction Ronda
On quitte l’hôtel
pour rejoindre la ville de Ronda. Une belle surprise nous attend quand on récupère
la voiture de location : elle est toute récente et avec toutes les options
disponibles. Pas besoin non plus d’utiliser le téléphone pour le GPS car le
système de navigation est embarqué dans la voiture. Bien que ma binôme essaie
de nous faire faire un détour avec une mauvaise manipulation sur le GPS, nous
arrivons à bon port au bout d’un peu plus d’une heure. Bonne surprise : la
chambre est déjà prête. Et en plus, elle est super belle. On retourne garer la
voiture et, coup de chance, on trouve une place gratuite dans une rue un peu
plus loin ; ce qui nous évite 15 € de parking. On est enfin prêtes à
découvrir la ville !
On commence par
l’incontournable point de vue sur le ravin et les ponts de la ville, le
Pont-Neuf et le pont ancien. La vue est à couper le souffle. La falaise est
grande, il y a beaucoup de verdure et beaucoup de pierre. Et aussi beaucoup
d’escaliers, il faut l’avouer. On déambule pas mal en prenant de nombreuses
photos.
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| Puento nuevo |
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| Vue sur la Casa del Rey Moro |
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| Les nombreux escaliers de Ronda... |
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| Vue sur le ravin |
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| La ville de Ronda se trouve de part et d'autre d'un ravin |
Puis, on traverse
le Puente Nuevo pour passer de l’autre côté du ravin. On décide de se lancer
dans une petite randonnée mais malheureusement, arrivées au point de départ, on
constate que le chemin est fermé. On se rabat sur une maison de style andalou située
pas loin. Mais pas de bol, celle-ci vient également de fermer. Il est 15h mais
on est dimanche. On l’avait oublié. Dommage. On ne se démonte pas et on décide
de partir vers les bains arabes. En chemin, on passe par la Casa Del Rey Moro.
Le jardin est certes petit mais magnifique. Il offre un beau panorama sur le
ravin. Le clou la visite est la mine d’eau et ses 200 marches. En voyant les
gens remonter tout essoufflés, je m’inquiète un peu car je ne suis pas
sportive. Mais je me dis que je vais y arriver. Si les autres le font, pourquoi
pas moi ?! La descente commence. Les marches sont super hautes. En plus,
c’est très humide donc il faut faire attention à ne pas glisser. Au bout d’une
dizaine de minutes, on arrive en bas et là… waouh ! La vue est époustouflante.
On se retrouve en bas du ravin. Les falaises se reflètent sur la petite rivière
bleu turquoise qui serpente entre les parois rocheuses et qui constitue un
véritable miroir naturel. Bien évidemment, on prend plein de belles photos et
on se lance dans la remontée. Si ma binôme file comme un cabri, moi je galère.
Je me dis que je vais mourir. Alors, pour reprendre mon souffle, je laisse
passer les sportifs, j’encourage ceux qui descendent en leur vendant la vue à
venir et je fais des petites pauses. Mais finalement en 10 minutes, je vois le
bout du tunnel. Mes cuisses et mes mollets auront été mis à rude épreuve mais
je suis fière d’avoir fait cette remontée.
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| Dans les rues de Ronda |
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| Jardin de la Casa del Rey Moro |
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| Une descente de 200 marches hautes et humides attendent les visiteurs de la mine d'eau |
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| Mais le spectacle en vaut la peine |

On poursuit en se
disant qu’on allait se boire un verre devant cette belle vue. On choisit le
café attenant à la Casa Del Rey Moro et l’expérience a été moyennement
plaisante. Le serveur ne voulait pas nous donner de carte ni prendre notre
commande. Deux autres tables, arrivées après nous, ont pu passer leur commande
avant qu’il daigne venir nous servir. Il nous a dit pas très aimablement qu’il
n’y avait aucun truc à manger et que la cuisine était fermée. Cinq minutes plus
tard, on a vu que la table d’à côté avait commandé quelque chose et c’était
fait servir un truc sucré. Bien que la vue soit belle, cela nous a laissé un
goût amer. Après notre rafraîchissement, on continue notre tour dans la ville
et on abandonne l’idée d’aller voir les bains arabes car ils sont fermés. On
part donc vers les arènes de la ville. La couleur jaune de la terre et des murs
donne une super lumière au lieu. On mitraille à tout-va comme d’habitude.
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| Les escaliers menant aux étages supérieurs des arènes |
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| Les arènes étaient désertes en cette fin de journée |
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| Les gradins |
Comme nous
n’avions pas mangé le midi, on décide de dîner tôt. Ma binôme nous trouve une
superbe adresse de tapas, Las Maravillas, pas très loin des arènes. On se régale
pour pas cher dans le petit patio intérieur. Après cette belle journée, il est
temps de rentrer à l’hôtel se prendre une bonne douche.
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