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14 février 2025

Découverte d'Arcos et de Cadix

 Vendredi 14 février : Arcos de la Frontera et Cadix
 
Après avoir passé une excellente nuit réparatrice, nous avons pris le petit déjeuner à l’hôtel. On s’est régalées et j’en ai profité pour ramener avec moi une pomme et deux gâteaux. Il fallait bien que je puisse faire mes collations dans la journée.
 
Nous avons pris la voiture pour nous diriger vers un village blanc assez coté : Arcos de la Frontera. Après un peu plus d’une heure de route, nous sommes arrivées dans le village. J’avais repéré un parking gratuit à l’entrée de ville. Nous avons eu de la chance car il restait de la place donc nous avons garé la voiture et nous avons décidé d’atteindre un mirador. J’en avais repéré deux. Comme Gigi souffrait des montées et descentes de la veille, j’ai décidé de commencer par le point de vue le plus près, situé à seulement 23 minutes à pied. Sauf que ce que je n’avais pas pris en compte, c’était le dénivelé. Il a fallu monter des escaliers et des routes super méga pentues. En plus sans le savoir j’avais choisi le mirador situé dans un coin pourri de la ville. Non pas que ce soit un coin qui craignait, c’est juste qu’il n’y avait rien à voir de particulier. C’était juste de la ville, sans aucun charme. Le seul point positif, c’est que la vue sur la ville était vraiment très belle. Mais nous avions mis au moins 40 minutes pour l’attendre et maintenant il fallait redescendre. Gigi n’en pouvait plus avec ses douleurs aux genoux donc nous avons décidé de nous séparer : elle devait retourner au parking et moi aller voir le deuxième mirador. J’ai donc emmené Gigi à 300 m du parking en lui disant de rester sur le trottoir parce qu’elle craignait de se perdre avec son sens de l’orientation défaillant. Et moi, je suis partie dans la direction opposée pour aller voir le deuxième point de vue. Par sécurité, j’avais demandé à Gigi de m’envoyer un message une fois la voiture atteinte.
 
Point de vue sur la ville


Je me suis donc dirigée vers l’est de la ville, d’un pas rapide car je ne voulais pas que Gigi m’attende trop longtemps. Ça montait de plus en plus mais bien moins que ce que nous avions eu précédemment. Et je me suis vite rendu compte que nous aurions dû commencer par ce mirador car il était situé en plein dans le quartier historique de la vieille ville. Il y avait des petites ruelles pleines de charme et des édifices qui dataient de plusieurs siècles. Je suis passée devant une grande église et je me suis enfoncée dans les petites rues sinueuses. Au bout d’une vingtaine de minutes, j’ai atteint le point de vue à l’est de la ville. Moi qui ne comprenais pas l’attrait de ce village blanc, j’ai réalisé son charme en parcourant ses ruelles et en observant la campagne environnante depuis le mirador. 
 
Église dans la vieille ville

Ruelle de la vieille ville

Ruelle du centre historique

Point de vue depuis le mirador de Abades

Vue sur la vallée depuis le mirador de Abades

 Sur le chemin du retour, j’ai appelé Gigi car je n’avais toujours pas de nouvelles de sa part. C’est à ce moment-là qu’elle m’annonça s’être perdue. Je n’arrivais pas à comprendre comment elle avait pu se perdre alors qu’elle était juste à côté. Il s’est avéré qu’elle n’avait pas bien compris mes indications et qu’avec son super sens de l’orientation elle était partie dans la direction opposée. Elle a tourné et viré pendant je ne sais pas combien de temps à tel point que je l’ai retrouvée au moment où j’arrivais au parking. Elle avait erré tout autour du parking sans jamais l’atteindre pendant presque une heure. Et comme ce jour-là, il faisait très chaud, 30°C au soleil, elle avait cuit en chemin. Sacrée Gigi ! Mais tout est bien qui finit bien, on s’est retrouvées et on est reparties en direction de Cadix.
 
Cette fois-ci la route était bien plus agréable. On a pris l’autoroute pendant 40 minutes et juste avant d’entrer dans la ville, on est passées par un superbe pont qui était long et très impressionnant. Une fois dans la ville de Cadix, nous avons eu de la chance car le parking que j’avais repéré et qui était réputé pour être le moins cher avait encore des places. L’avantage de venir en février, j’imagine. 
 
Pont à l'entrée de la ville

Nous avons commencé notre visite par le petit quartier de la vieille ville avant de rejoindre assez rapidement la mer. Là, il y avait une grande promenade qui permettait de voir la Méditerranée qui s’étendait à perte de vue. En plus, avec le beau ciel bleu, la mer semblait bleu-vert. C’était magnifique ! Nous avons pu observer la grande cathédrale de Cadix en marchant le long de la promenade avant d’atteindre la plage de la Caleta. Pour Gigi, le trajet semblait long et interminable. Elle avait tellement tourné et viré dans la matinée qu’elle en avait marre de marcher. En plus, les ruelles en pente et les escaliers de la veille lui avaient déclenché des douleurs aux genoux. 
 


Cathédrale de Cadix


Parroquia de Santa Cruz

Après quelques temps, nous sommes arrivées à la plage de la Caleta. Il y avait une passerelle assez longue qui menait à un fort situé sur la mer. Les vagues frappaient la plage et la couleur de l’eau m’ensorcelait. Je n’ai donc pas pu résister et je suis allée me tremper les pieds. Quel plaisir d’avoir les pieds dans l’eau en février. Surtout quand on sait que ceux qui sont restés à Paris travaillent et sont dans le froid. Gniark gniark gniark ! ! !
 
Plage de la Caleta, situé en plein dans la ville de Cadix
 
Passerelle qui mène au Castillo de San Sebastian





Je n'ai pas pu résister

 
 
Il était déjà 17 heures et nous devions retourner à Séville rendre la voiture. On s’est donc dirigées tranquillement vers le parking. Mais sur le chemin du retour, pas très loin du port, nous avons trouvé un petit café avec une terrasse ensoleillée. On s’y est installées et on a commandé un jus d’orange et un coca. Et je crois que c’est le pire jus d’orange que j’ai bu de toute ma vie. Il était tellement mauvais que je l’ai laissé. Fort heureusement cela n’a coûté que 3,50 € à deux. Et vu la qualité de ce qu’on a bu, il ne fallait pas payer plus. 
 

Cathédrale de Cadix

Dans les rues de la ville

Sur une terrasse ensoleillé
 
Après cette mésaventure gustative, nous avons retrouvé notre voiture au parking et avons eu la bonne nouvelle de constater que trois heures de stationnement n’avaient coûté que 2,90 €. Nous avons donc pris la route vers Séville en empruntant l’autoroute et en fonçant tout droit pendant un peu plus d’une heure.
 
Après avoir fait le plein, nous avons rendu la voiture. Il commençait à faire nuit. Et là, la personne chargée de vérifier l’état de la voiture a commencé à pinailler sur une rayure qui aurait été faite par nous au cours des deux jours de location. Heureusement que j’avais fait une vidéo et pris des photos avant de partir ! Il voulait garder la caution. 1200 € quand même ! C’était d’autant plus culotté que la voiture qu’on nous avait fournie avait la portière défoncée. Après avoir vu les preuves de notre bonne foi, il a fait le généreux en disant « Je ne vois pas sur votre vidéo qu’il y avait déjà la rayure mais bon ça s’enlève avec du polish donc je vais vous rendre la caution. » Non mais heureusement ! Cette affaire réglée, nous avons récupéré la navette pour retourner à l’aéroport et prendre un bus pour rejoindre l’hôtel. Quand j’avais choisi 20 heures pour le retour du véhicule, j’avais pris cet horaire un peu au hasard. J’aurais dû vérifier car l’aéroport était blindé. Nous avons fait la queue pour prendre le bus et nous n’avons pu monter que dans le deuxième bus. Mais heureusement nous n’étions qu’à un seul arrêt de l’aéroport. En 10 minutes nous étions arrivées. Nous avons pu poser nos affaires et nous sommes allées manger dans le restaurant de l’hôtel. On était affamées car nous n’avions pas mangé de la journée.
 
Après une bonne douche, il était l’heure de se coucher pour attaquer une nouvelle journée de visite. À Séville cette fois.
 
15 km parcourus et 25 étages montés
80 km puis 130 km en voiture

13 février 2025

Un mini road trip en Andalousie

 Jeudi 13 février : Ronda
 
C’était un réveil bien matinal qui nous attendait. En effet, j’avais réservé le chauffeur Uber à 3h30. Gigi avait pris la décision de ne pas dormir et moi j’avais opté pour un sommeil de 2-3 heures. À 4h du matin nous sommes arrivées à l’aéroport. Et comme nous n’avions que des bagages à main nous sommes allées directement au contrôle de sécurité. Je suis passée la première et Gigi a suivi. Après quelques difficultés à présenter sa carte d’embarquement, elle est passée sous le portique. Et là, elle s’est mise à sonner. Elle s’est aperçue que c’était à cause de sa pochette qu’elle sonnait. Au lieu d’enlever sa pochette et de repasser sous le portique, elle a eu la bonne idée de dire que moi j’étais passée sans retirer la mienne et que je n’avais pas sonné. On a donc eu droit un contrôle supplémentaire toutes les deux. Merci Gigi !
 
En route pour l'Andalousie !

 
 
 
Après 2h30 de vol, nous sommes arrivées à Séville. Nous avons rejoint la navette qui menait au loueur de voiture et nous avons récupéré la voiture qui nous servirait pendant deux jours. C’était une Toyota hybride blanche. Seul problème, elle était déjà défoncée et elle n’avait même pas le GPS. Après avoir pris des photos et des vidéos, nous sommes parties en direction de Ronda.
 
Le trajet en voiture a duré un peu plus d’une heure et demie sur une route assez énervante. En effet, les panneaux de vitesse, quand ils étaient présents, changeaient tous les 50 m. On passait du 80 au 60 puis au 70 puis il n’y avait pas d’indication puis de nouveau 80 puis 60 et enfin 90. Très déconcertant ! Heureusement, nous sommes arrivées à bon port. Après avoir tourné 5-10 minutes dans la ville, nous avons trouvé une place gratuite dans la rue. Quelle chance ! Elle était à 700 m de l’hôtel mais c’était déjà un exploit d’avoir trouvé une place. Nous nous sommes donc rendues à l’hôtel pour voir si notre chambre était prête. Et coup de chance, elle l’était. On a donc posé nos affaires avant de repartir explorer la ville.
 
Une arrivée à Ronda sous un beau soleil
 
On s’est dirigées vers la rue piétonne qui n’était pas très loin de l’hôtel dans le but de prendre un petit déjeuner tardif avec des churros con chocolate. Malheureusement, le restaurant spécialisé dans ce mets était rempli. Il faut dire que c’était un petit resto. On a donc pris la décision d’aller un petit peu plus loin manger des tapas. Après avoir dégusté du poulet au saté et du salmojero, nous nous sommes dirigées vers le pont de Ronda. 
 
Salmojero
 
On a pris quelques photos avec le beau ciel bleu puis nous avons décidé de faire une randonnée courte mais ardue. Cette randonnée permettait de voir le pont d’en bas.. Pour accéder au mirador, il fallait descendre de longues marches le long d’un sentier. Après 20-30 minutes de descente et quelques pauses en chemin car il faisait déjà chaud, nous sommes arrivées sur un beau point de vue. J’ai décidé de continuer un petit peu plus afin de m’approcher davantage de la cascade et du pont alors que Gigi avait pris la décision de se reposer avant la grande remontée qui promettait d’être rude. Et effectivement, la remontée a nécessité quelques pauses mais nous nous en sommes mieux sorties que ce à quoi je m’attendais en croisant les gens qui remontaient quand nous effectuions la descente.
 
Vue depuis le Puente Nuevo

Dans les rues de Ronda

Pause photo en chemin


La petite randonnée mène aux pieds de la cascade

De longues marches jalonnent ce chemin de randonnée

Ça grimpe sec !

Sur le chemin du retour
 
À peine le temps de souffler que nous étions reparties visiter un petit musée situé dans un très beau palais au style mauresque : le Palacio de Mondragon. Il faut être honnête, nous n’avons pas vraiment visité la partie musée qui était très légère. Nous avons surtout profité de la maison et de son jardin, désert en cette saison. En plus, la vue sur la campagne était très belle. 
 
Entrée du Palacio de Mondragon
 

 
Une belle cour intérieure
  

Vue sur un des jardins
 
Un des jardins du Palacio

Deuxième jardin du Palacio de Mondragon

Les orangers étaient plein de fruits

Les jardins offrent une belle vue sur la campagne environnante 
 
En sortant de ce petit musée, nous avons décidé de prendre un verre au soleil sur une petite place bordée d’orangers. Pour aller avec le cadre, j’ai pris un jus d’orange pressé. Il était délicieux. 
 
Une jolie place bordée d'orangers se trouve devant le Palacio de Mondragon

Un jus d'orange bien frais à l'ombre des orangers

Après nous être désaltérées, nous avons continué notre chemin vers les bains arabes. Si, sur la carte, le chemin n’était pas très loin, dans la réalité, c’était plus compliqué. En effet, les bains se trouvaient tout en bas de la ville. Il a donc fallu descendre des ruelles pavées raides. Quand nous sommes arrivées au point le plus bas de la ville, des escaliers nous attendaient encore pour atteindre les bains. Ce fut très éprouvant pour Gigi qui avait du mal avec les descentes et qui craignait de glisser et de se faire mal aux genoux avec tous ces pavés verticaux. Heureusement, nous sommes arrivées en un seul morceau. Des bains, il ne restait pas grand-chose mais il y avait un petit film en anglais explicatif très bien fait et les chambres chaude et tiède étaient relativement bien conservées, ce qui permettait de voir la belle architecture.
 
Les ruelles pavées sont raides
 
Les pavés verticaux sont glissants, même quand il fait beau !
 
Il y a beaucoup d'escaliers à monter ou descendre dans la ville

Les bains arabes sont situés tout en bas de Ronda

Il ne reste que des ruines des bains arabes de Ronda

Les chambres chaude et tiède sont encore bien conservées
 
 Pour terminer notre journée de visite, j’avais décidé de montrer à Gigi le pont neuf du point de vue le plus célèbre. Problème : le pont était tout au haut et nous étions tout en bas. Il a donc fallu grimper, grimper et encore grimper pour rejoindre le mirador. Contrairement aux ruelles que nous avions empruntées plus tôt dans la journée, nous avions ici affaire à des tonnes d’escaliers. Quand nous sommes enfin arrivées au point de vue, Gigi n’en pouvait plus tant elle souffrait avec son genou. Je ne l’ai pas épargnée, la pauvre. Mais après tous ces efforts, la vue était splendide.
 
Vue sur le ravin depuis le Puente viejo

Puente viejo

Le célèbre Puente Nuevo

Chacune a le droit à sa photo avec le pont emblématique de Ronda



Avant de retourner à l’hôtel, nous avons fait une halte à un mirador situé juste à côté des arènes de Ronda. On voyait bien la falaise et la campagne environnante. En plus, le soleil couchant donnait une jolie teinte au paysage. 
 

Vue sur la vallée

 Après ces belles découvertes, il était l’heure de dîner. Et là, ça a été plus compliqué que prévu. J’avais demandé au réceptionniste de me conseiller une adresse. Quand nous nous y sommes rendues cela ne nous a pas du tout inspirées donc nous avons rebroussé chemin pour chercher un des restaurants que j’avais repéré précédemment pour les bonnes critiques. Eh bien, on peut dire que les gens ont d’étranges goûts. Le restaurant était absolument horrible au niveau de la nourriture. C’était du congelé, sans goût, dégueu. C’était tellement horrible que nous avons décidé de vite partir et de retourner manger au restaurant du midi. C’est dire ! Forcément, nous n’y avons pas mangé grand-chose après ce premier repas horrible mais le peu qu’on a pris était 10 fois meilleur que ce qu’on avait mangé juste avant. Après une telle soirée, nous sommes vite retournées à l’hôtel pour y passer une bonne nuit.
 
13 km parcourus et 30 étages montés
170 km en voiture